J’ai lu: La ferme africaine de Karen Blixen

Pendant longtemps, j’ai refusé de lire La ferme africaine ou aucun livre de Karen Blixen à cause d’un vague souvenir de Out of Africa, le film qui en est tiré. J’ai donc longtemps pensé que ce livre était une bête romance sur fond de safari.

L’histoire:

Karen Blixen possède une ferme en Afrique, au Kenya plus précisément, où elle produit du café. Elle raconte divers épisodes de cette époque, parlant de ses amis, de ses employés  et de la vie de tous les jours à la ferme.

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Mon avis:

Comment lire La ferme africaine de nos jours? Probablement comme un document historique, un document de la colonisation.

L’Afrique de Karen Blixen ressemble à un paradis perdu peuplé d’animaux sauvages et de noirs qui ne sont pas perçus comme des êtres humains en tant que tels mais se trouvent faire partie d’une caste à part, au-dessus des animaux (quoique ça dépend de l’animal…) mais au dessous des blancs.

Le fait est que Karen Blixen s’inscrit dans la pensée coloniale de son époque tout en se décrivant comme une meilleure “blanche parmis les blancs” puisqu’elle se présente comme plus ‘’ouverte” ou du moins plus “inclusive” que beaucoup de ses camarades colonisateurs. Elle porte la représentation “romantique” de l’Afrique et de l’africain.

Le Kenya qu’elle décrit est un genre d’Arcadie qui offre toutes ses beautés aux colons. Mais pas n’importe quels colons, les “bons” colons, les colons qui “comprennent” l’Afrique, qui la “respectent”. Ici il faut comprendre Blixen et ses amis (tel Finch Hatton) qui font des safaris pour la beauté du safari et pas uniquement pour tuer le plus d’animaux possible (il y a même une critique visant les américains qui paient des fortunes pour aller faire des safaris ou ils seront sûrs de tuer du lion et de ramener des trophées à la maison). A lire Blixen, on a l’impression que seul quelques élus ont la légitimité de la chasse. Elle décrit des épisodes où l’animal devient presque humain, reconnaissant et respectant son tueur. Les noirs sont “ses Kikuyus” qu’elle regarde comme des semi-hommes qu’on peut apprécier et civiliser (elle a “son école”) mais qui resteront à jamais inférieurs.

Pour l’époque, Blixen n’est pas un monstre de racisme mais ses considérations donnent quand même la nausée. On sent pourtant qu’elle a dû aimer l’Afrique, le Kenya et sa ferme. Certains passages sont des évocations d’une Afrique aujourd’hui disparue et dont on se demande si elles ont jamais été réelles, mais elles n’en sont pas moins belles. Blixen sait aussi raconter une histoire, une fois qu’on a commencé on a envie de connaître la suite.

J’aimerais pouvoir dire que j’ai aimé ce livre mais il faut bien dire que les passages condescendants m’ont plutôt rebutée. Le livre se lit, et même plutôt bien, mais uniquement si on prend le parti de le lire comme un témoignage de son époque, avec tous ses défauts. Il a néanmoins des qualités (notamment l’écriture elle-même) qui font que je lirais avec plaisir d’autres de ses romans.

 

Et le film dans tout ça?

Pour ma part, j’ai trouvé le film absolument nul. Il se concentre sur l’histoire d’amour de Blixen et Finch Hatton qui n’est qu’esquissée dans le roman, et ne comporte aucun des passages dignes d’intérêt. Je me suis ennuyée pendant plus de deux heures et ne le recommande absolument pas.

 

Et vous, vous avez lu/vu La ferme africaine/Out of Africa?

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Ce que je vais lorgner pour le Black Friday

Black Friday c’est ce vendredi et ça tombe bien parce que (j’avais justement envie) j’ai besoin d’une nouvelle paire de chaussures. Et puis tant que j’y suis, je me dis que je pourrais aussi prévoir mes cadeaux de noël (là comme ça j’ai l’air d’être très organisé, en fait c’est pas vrai).

Ce qui peut me distraire:
Les carreaux! Je sais que c’est déjà passé de mode et je ne regarde habituellement pas les pubs facebook mais quand même, ce manteau. 3275016_38ef92c5ae_1024x1024@2x.jpg

Ce qu’il me faut:
Ce dont j’ai vraiment besoin c’est des chaussures confortables qui ne me fassent pas mal aux pieds et que je puisse porter au bureau. Chez moi ça se traduit en baskets noires:

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Stan Smith noires?

ou

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Vans noires?

ou

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Botas 66 noires?

Lesquelles sont les mieux à votre avis? J’ai déjà eu une paire de Stan Smith noires et j’ai une paire de Botas du même modèle mais en violet. Si vous avez des avis et/ou comparaison avec les Vans, je suis preneuse 🙂 .

Et juste pour les yeux (y’a plus ma taille 😦 )
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Heureusement, grâce au Cyber Monday,  j’ai jusqu’à mardi pour réfléchir à Noël!

Et vous, vous avez prévu de faire des achats ce weekend?

Marekors, le cas Jo Nesbø

Hey!

Comme vous avez pu le voir sur instagram ou ici, ces derniers jours, je lisais Marekors* de Jo Nesbø. Je l’ai enfin fini! (mais qu’est-ce que ce fut long!)

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Il y a des livres qu’on aime faire traîner en longueur afin de ne pas les finir mais pour moi, les romans de Jo n’en font malheureusement pas partie. Pourquoi me “forcer” alors? Pour comprendre, je dois vous faire une confidence.

Confidence:

Il y a quelques années, j’ai vécu en Norvège. Pas assez longtemps pour y faire ma vie mais suffisamment pour apprendre la langue. Maintenant, même si je n’ai plus au quotidien l’utilité de cette langue, ça m’embête quand même que ces heures d’apprentissage meurent lentement dans mon cerveau.

Fin de confidence.

C’est donc pour entretenir mon norvégien que je me suis tournée vers Jo.

Pourquoi Jo?

Parce que je pensais être capable de le lire sans trop galérer. J’avais déjà lu Snømannen** quand j’apprenais la langue, je savais que je pourrais le finir.

L’histoire:

C’est l’été, il fait chaud, il fait même très chaud à Oslo. C’est alors que des meurtres commencent à être commis. Leur point commun? Les victimes ont toutes un doigt coupé. Harry Hole se retrouve à travailler sur cette affaire avec son ennemi juré, l’inspecteur Tom Waaler.

Mon avis:

Avec Snømannen j’avais été déçue. A la moitié du roman je savais déjà qui était le tueur. Ici, je dois dire que Jo m’a bien eu, je n’ai pas vu le dénouement arriver comme ça (moi j’avais décidé que ça serait un enfant caché derrière le pot aux roses). Donc d’un côté, on peut dire que Jo a fait le job. Par contre je pense que ma théorie était bien plus vraisemblable et moins téléphonée mais bon, on est pas là pour débattre de qui a la meilleure idée.

Le roman fait partie d’une série, ça veut dire que certaines histoires continuent d’un tome à l’autre mais pas d’angoisse, Jo nous résume très bien ce qui est important pour comprendre l’intrigue.

Comme souvent avec les romans policiers scandinaves, il y a des détails dégueulasses mais ça quand on en a déjà lu, on sait où on va. Du sang, des bouts de corps qui se baladent, une atmosphère un peu “gloomy”. Personnellement ça ne me dérange pas plus que ça mais c’est toujours bon à savoir.

Un autre problème que j’ai avec les romans policiers scandinaves, c’est qu’ils sont souvent très stéréotypés: le flic doué mais alcoolique avec des problèmes relationnel, qui sauve tout le monde, et puis qu’au fond les gens aiment bien quand même (mais vraiment on se demande pourquoi).

D’ailleurs en lisant Marekors, cette typologie de personnages m’a vraiment sauté au nez. Je venais de relire les saisons de Mons Kallentoft et je dois dire que j’ai presque été choquée de voir combien Malin Fors ressemble à Harry Hole (quelqu’un d’autre partage mon sentiment?).

Pour conclure, c’est un roman policier scandinave typique, rien de transcendant mais ça fait passer le temps. Est-ce que je lirai d’autres romans de Jo? Pourquoi pas pour pratiquer mon norvégien si je les trouve à la bibliothèque.

 

* L’Étoile du diable pour la version française

** Le Bonhomme de neige en français

Procrastination Queen

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Blue collage digital fait par mes soins

Ca tourne un peu au ralenti ici et je dois dire que finir Jo Nesbø me prend un temps incroyable. J’approche de la fin mais je procrastine. Il faut dire que je suis la reine pour ça. Donc en attendant que j’aie fini de le lire et que j’aie écrit l’article je vous montre un petit collage que j’ai fait hier.

Je ne suis pas convaincue je le trouve peut-être un peu trop bleu. C’est un collage “digital” (que j’ai fait sur ordinateur). Je trouve ça plus facile que le collage “traditionnel” en grande partie puisqu’on peut toujours recommencer et ne pas réellement “rater” ce qu’on fait.

Par contre je me force à les poster même si je ne suis pas contente du résultat pour travailler sur ma tolérance à l’imperfection. On verra si ça marche.

Et on recommence!

Comme c’est dur de me remettre à écrire. Surtout en français. Comme j’aime ça aussi, tous ces mois, ça m’a manqué. Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas vraiment à me défaire de cette pression, de ce stress que je me mets. Mais je vais faire de mon mieux et prendre le temps de vraiment nourrir ce blog. J’en ai assez de faire les choses à moitié.

Alors avec ce nouveau départ, vers où va-t-on aller? J’ai envie de vous parler de ce que j’aime, de partager mes lectures, mes voyages, mes dessins aussi parfois. De mes rêves et de mes peurs, de mes réussites (s’il y en a) et de mes erreurs (ça c’est sûr qu’il y en aura haha).

Là par exemple, j’ai peur d’être en train de commettre une belle erreur en écrivant ce post, de ne pas avoir écrit quelque chose d’intéressant, quelque chose de valide, quelque chose qui soit moi. Mais c’est aussi pour trouver qui je suis que je veux me lancer dans cette expérience et enfin connaître ma voix/e.

Et pour les articles “on things” en anglais, vous pouvez aller par

On efface tout

Hey,

Je suis en grand moment de doute. Comme trop souvent. Je reviens sur le blog avec l’envie de recommencer. Je sais que les articles précédents étaient en anglais mais pour l’instant c’est dans ma langue maternelle que j’ai envie de m’exprimer, de travailler.

Alors pour le moment, on efface tout…